Sur ces pages nous ne sacralisons aucune star ! Nous évoquons avec la même conviction les talents très connus, comme ceux de l'ombre, traditionnels ou progressistes, tous les artistes qui portent haut la Bretagne et la Celtie d'aujourd'hui.






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MYRDHIN
Le site officel de Myrdhin

Harpiste, chanteur, pianiste et compositeur, Myrdhin a contribué au renouveau de la harpe celtique. Il est l’un des représentants des bardes de Bretagne.

Il commence par suivre des cours de solfège à l’école de musique de Dinan dès l’âge de 5 ans et entre dans la classe de piano de M. de La Valle deux ans plus tard. Parallèlement à ses études classiques, il s’ouvre à d’autres musiques, découvre le jazz, puis la musique traditionnelle bretonne qui le marquera profondément, comme une révélation.
Il se perfectionne en suivant des cours et en participant à des stages de musique et de composition avec, notamment, Guy Tudy et Pierre Keller à Rennes. Cherchant un instrument propre à exprimer son inspiration, il acquiert une première harpe celtique en 1970, à une époque où l’instrument est pratiquement inexistant en Bretagne. Avec Jean-Pol Huellou et Zil, il fonde le groupe An Delen Dir avec lequel il enregistre plusieurs disques et part pour de nombreuses tournées dans toute l’Europe, en Turquie, au Japon, au Canada…


© Photo du site de Myrdhin

De 1976 à 1980, il accompagne la poétesse aveugle Angèle Vannier durant plus de 60 récitals à travers l’Europe. Invité par Peter Gabriel en 1994 pour accompagner le griot sénégalais Baaba Maal, il adhère, un an plus tard, au groupe Afro-Celt (disque d’or en Irlande en 1998 et 2000, nominé aux Grammy Awards 2000 à Los Angeles dans la catégorie World-music).
Depuis 1996, il joue dans le duo de harpes celtiques Ars Celtica toujours en compagnie de Zil et, plus récemment, dans le trio Run avec Gabriel Jego aux percussions et Philippe Lefèvre à la basse.
Président d’honneur de la Telennourien Vreizh (Fédération des harpistes de Bretagne), il est cofondateur, en 1984, avec Eugène Bérel et la Ville de Dinan, du Concours International de composition pour harpe celtique et dirige le CRIHC (Comité des rencontres internationales de harpe celtique) depuis sa création en 1989.Il continue à cumuler de nombreuses distinctions tant au niveau national qu’international : Triskell d’Or en 1975, 1ers prix de chant et harpe solo à Killarney, en Irlande, en 1976, il gagne, en 1980, le prix Nancy Richards au Pays de Galles.


© Photo de la page Facebook de Myrdhin

Intronisé barde au collège druidique de Londres en 1971, Rémi Chauvet devient à la même époque, sur scène, le harpeur Myrdhin. Nourrie de légendes bardiques, sa musique relie les trois dimensions physique, intellectuelle et spirituelle de l’être, où tout doit se retrouver en tout.
Cette philosophie, en phase avec les cycles naturels, se traduit au quotidien par la musique, la poésie ou tout autre moyen mis à sa disposition, comme la photographie.
La harpe celtique trouve naturellement sa place dans cette quête spirituelle par sa « faculté unique de traduire de manière impressionniste, les paysages tant géographiques que psychologiques de l'âme celte ». La symbolique forte de ses œuvres tisse un lien avec les éléments naturels ou spirituels, comme sa pièce Spirale, écrite pour les ballets de Saint-Malo et construite autour d’une échelle de

cinq notes qui sont la représentation musicale des cinq branches de l’étoile de Merlin. Les intervalles jouent aussi un rôle prépondérant dans Itinérances, pour deux harpes celtiques, qui est une évocation de la Samain ou fête du Nouvel An du calendrier celtique.
Son répertoire, principalement destiné à la harpe celtique, est composé à la fois d’arrangements de thèmes traditionnels bretons et irlandais : danses, marches, gwerzioù issues notamment du Barzaz Breiz, et d’œuvres originales, qu’elles soient d’esprit traditionnel ou de facture plus contemporaine. Son inspiration, adaptée aux possibilités techniques de la harpe celtique, puise dans des univers sonores où la couleur harmonique et instrumentale est un élément prépondérant, comme chez Debussy, Rachmaninov, chez la chanteuse et pianiste américaine Meredith Monk ou chez le saxophoniste polonais Jan Garbarek qui restent ses principales références.
Myrdhin a composé de la musique pour le cinéma (La Ceinture du Diable, 1984) ou pour le théâtre (Arthur, roi de Bretagne, 1985). Créée en 1986 à l’abbaye de Paimpont par l’ensemble vocal Le Thabor de Rennes, sa cantate Gorchan Judicaël, pour récitant, choeur et ensemble instrumental, retrace la vie du jeune roi Judicaël, arrivé en Armorique au VIème siècle. Dans sa recherche de la matière sonore, il associe toutes sortes d’instruments comme, par exemple, dans sa rhapsodie Emersion (1979), harpe celtique, piano, tablas, sitar, tambour, glockenspiel et contrebasse.
Tristan Le Govic


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© Culture et Celtie

Illustration sonore de la page : Petrouz war andouar (Extrait)
MYRDHIN, Philippe LAUNAY et Cheick TIDIANE DIA.
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