Sur ces pages nous ne sacralisons aucune star ! Nous évoquons avec la même conviction les talents très connus, comme ceux de l'ombre, traditionnels ou progressistes, tous les artistes qui portent haut la Bretagne et la Celtie d'aujourd'hui.



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Page sonorisée
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Yann QUEMENEUR,
un peintre actuel et positif...
Le site officiel de Yann QUEMENEUR


Yann QUEMENEUR et son "greffier-peintre", Chaussette.
© Photo Emma Quéméneur.

Fortement interpellés et touchés par son très séduisant et profond travail, nous sommes, particulièrement, heureux d’avoir choisi et d’accueillir, sur nos pages en ligne, l’énergique et positif peintre nantais, Yann QUEMENEUR.

Ses compositions picturales, certes figuratives, mais aux techniques d’aujourd’hui, n’en colportent, pas moins, bien des composantes de la puissance prospective de l’expression contemporaine, par leurs vives et quasi-chromatiques couleurs (il y a en effet, dans ses toiles, très peu de noir, blanc ou gris), le mouvement maîtrisé du geste créatif de l’artiste et leurs fluides et harmonieux « graphismes ».
S’y ajoute une lumière, une transparence, omniprésentes qui font, souvent, passer l’évidence de la toile finalisée à l’idée d’un possible vitrail.


La Bretagne, qu’elle soit d’Armor ou d’Argoat, étant l’un des thèmes viscéraux de Yann QUEMENEUR, pour son réel, son imaginaire, mais aussi, pour sa traditionnelle et toujours vivace ouverture sur le monde, la mention de ses créations devait avoir sa place sur notre site dédié aux expressions artistiques et événements qui traduisent une Bretagne enracinée, actuelle et en marche, celle que nous aimons.
Nous vous laissons le soin de découvrir, sur son site Internet officiel, une palette bien plus étendue qu’ici, de ses toiles et… sa biographie.
Sur ce dernier aspect, contrairement à nombre de récurrentes et mauvaises habitudes médiatiques qui pratiquent, pour une énième fois, sans aucune valeur ajoutée, le « copier/coller » ou le « revu et corrigé,
trituré », au risque d’amputer ou de travestir le cheminement artistique de notre hôte, nous préférons que vous vous reportiez à son auto-présentation, à son propre écrit.
Nous souhaitons, également, pour que vous fassiez plus ample connaissance avec cet artiste de Bretagne-sud, lui laisser la parole, au travers de quelques questions que nous lui avons posées par courrier électronique et auxquelles, Yann QUEMENEUR a bien voulu répondre en ajoutant à la sincérité de sa peinture, celle de ses généreux mots.
Au-delà de cette première approche textuelle et illustrative de l’artiste… rien de mieux que de vous rendre, in situ, à ses nombreuses expositions qu’il vous propose, en les pigmentant de la proposition de ses nouveaux tableaux…

Gérard SIMON


L'e-Interview...

Gérard SIMON : Bonjour, Monsieur Yann QUEMENEUR…
Avant tout propos, grand merci à vous de bien vouloir répondre aux quelques questions de « Culture et Celtie, le MAGazine… », afin de mieux éclairer nos visiteurs sur votre personnalité et votre remarquable, séduisant et vivifiant travail.
Après vos études à l’école Pivaut de Nantes, cours supérieur privé des arts appliqués, offrant un large éventail d’enseignements : arts appliqués, dessin narratif, formation au graphisme, design et architecture intérieure, vous avez, dans une suite logique possible, professionnellement, exercé, durant neuf années, comme maquettiste illustrateur au sein d’une maison d’édition et d’une agence de communication.
Quelles sont les raisons, quels sont les déclics, les opportunités ou les circonstances qui vous ont conduit, à partir de 2003, à quitter ce prime cadre « économique » pour vous consacrer, entièrement, au métier, à la vocation de la création d’un peintre professionnel ?

Yann QUEMENEUR : Merci pour cette question, rarement posée, et pourtant essentielle. Il n’y a pas eu d’opportunités mais des circonstances et une évidence. Parfois, le métier pour lequel on consacre des années finit par ne plus être une source d’épanouissement. Le système dans lequel vous évoluez vous semble vain. J’avais alors 33 ans et je me suis imaginé à 40, faisant le même métier ou étant artiste. A partir de cette réflexion, il m’a semblé que l’aventure valait le coût d’être tentée. De plus, alors que je ne suis pas mystique, j’ai eu ou voulu ressentir comme une impérieuse nécessité. En fait, depuis le collège, j’avais consciemment orienté toute ma scolarité dans cette direction. La communication était un détour. Aujourd’hui, je suis là où je voulais être. Et depuis, chaque jour a un sens.

GS : Au sein de votre biographie en ligne, vous écrirez : « Je peins des œuvres, à la fois, figuratives et résolument modernes ».
Il est, également précisé que votre travail est, notamment, le fruit d’années d’observation des grands maîtres classiques.
Quels sont ceux qui vous ont le plus imprégné, inspiré et dans quel domaine…
- pour envisager les sujets,
- « construire » vos tableaux,
- composer vos couleurs, la lumière…
- élaborer vos techniques de peinture, etc… etc…?
et, en matière d’orientation figurative contemporaine, « moderne », de votre art, si vos oeuvres semblent, à mes yeux, et ça n’engage que moi, parfois, faire référence aux traits et couleurs ici, d’un zeste d’Henri Rousseau, là, d’une plus large pincée de Louis Toffoli, ou ailleurs, d’un soupçon de l’affichiste Bernard Villemot, quels peuvent être, donc, plus près de nous, les « contemporains ouvreurs de vos chemins artistiques » ?

YQ : Je suis une éponge, tous les artistes m’intéressent. En fait je suis curieux de tout et depuis toujours. L’univers que je peux capter, ce mélange à mes thèmes de prédilections, passe par le filtre de ma personnalité et donne mes tableaux. Le terme de « moderne » que j’emploie n’est pas le bon puisqu’il nous renvoie à une période de l'histoire de l'art initiée par Édouard Manet et les peintres impressionnistes, dans les années 1870 et s'achevant au milieu des années 1950. « Peintre contemporain » est lui utilisé par les artistes faisant de l’art dit, contemporain. Finalement, je suis tout simplement un peintre d’aujourd’hui dans le sens où je n’ai pas de nostalgie. J’aime le graph, la bande dessinée, le cinéma d’animation, bref tout ce qui se reporte à l’art graphique d’aujourd’hui.

GS : Pour reprendre vos propos mentionnés sur votre site Internet, « votre peinture est sincère, positive et énergique ». Ca se perçoit, immédiatement, ça nous enthousiasme et ça nous séduit, d’entrée !
Est-ce à dire que votre peinture est l’évidente traduction d’une personnalité bien campée, d’un optimisme solide et d’une volonté inébranlable de tous les instants, ou est-elle la traduction d’une espérance, d’un idéal, de la découverte d’une « île de l’éternelle jeunesse » à rechercher et à atteindre, dans le contexte d’une mer quotidienne qui n’est pas toujours d’huile, ni dépourvue de récifs…

YQ : Il y a une phrase que j’apprécie particulièrement. « Le bonheur n’est pas une destination, il est le chemin ». Cette phrase exclue les croyances pour s’ancrer dans le quotidien. Et pourtant, elle ne rejette pas le futur puisque le chemin est devant nous avec ses peines et ses joies...

Dans le creux du chemin
Toile et photo © Yann QUEMENEUR
Les bleuets
Toile et photo © Yann QUEMENEUR

GS : Né à Nantes, résident à Rezé vous apparaissez, notamment au travers de vos peintures dédiées au « pays qui regarde la mer », à l’Armor et l’Argoat et, par les notations en langue bretonne qui figurent, notamment, sur vos plaquettes et votre site Internet, comme un amoureux convaincu et convainquant, un prosélyte de la Bretagne, celle aux 5 départements…
Engagé au sein d’un groupe politique breton, élu communal et, à ce titre, Conseiller municipal en charge du patrimoine et des arts visuels, considérez-vous que votre action picturale, sculpturale, professorale est un prolongement de votre viscéral militantisme culturel qui vous anime, depuis votre prime jeunesse ?

YQ : C’est lorsque nous sommes issus de cultures différentes que nous avons quelque chose à offrir, à partager, à échanger avec les autres. Je veux dire partager une expérience humaine profonde. Pas un simple échange marchand. L’uniformisation de nos modes de vie peut-être considérée comme pratique mais reste superficielle. L’achat d’un hamburger américain où d’un tee-shirt chinois est une expérience humaine pauvre. L’apprentissage d’une autre langue, d’une danse, la réalisation d’un repas pour un invité est un moment lumineux dans notre vie. En Bretagne les habitants qui ont conscience d’être bretons (tout le monde peut être breton, puisque c’est le droit du sol qui prime) sont porteurs de ce message. Ce message est d’autant plus fort que la France, sous prétexte d’un universalisme qui n’a toujours été que le paravent d’une logique coloniale, refuse depuis longtemps le droit à la différence pour les peuples qui la composent. Mes tableaux tentent le partage d’une émotion profonde. Cette émotion est partiellement due à ma culture bretonne.

GS : Quels sont les projets artistiques que vous souhaiteriez mener, en individuel ou en collectif dans le contexte de votre progression expressive personnelle et/ou dans le contexte de la mission d’intérêt général liée à vos responsabilités municipales ?
Est-ce que La Bretagne, « en raison de la multitude de ses possibles », pour vous citer, sera, toujours, pour vous, prime source d’inspiration et de préoccupations créatives ?

YQ : J’ai toujours travaillé dans plusieurs directions. Pendant mes premières années de travail artistique, j’avais tendance à m’éparpiller. Aujourd’hui, j’écris de façon systématique toutes mes idées et je travaille en profondeur celles qui me plaisent le plus. Donc, en parallèle du travail que je vous présente aujourd’hui, je fais des recherches sur les symboles celtiques, d’une part et sur une forme de peinture abstraite d’autre part. En ce qui concerne le thème « Bretagne », même s’il est majeur, il n’est pas unique, loin de là. La Bretagne est, pour moi, comme un port d’attache. Si l’on est heureux d’y revenir, c’est parce qu’on l'a quittée pour parcourir le monde.
En ce qui concerne ma fonction d’élu, je suis en charge du patrimoine et des arts visuels. La fonction d’élu passe par un travail d’équipe. Quand vous êtes conseiller municipal, aucune de vos idées ne peut être développée sans ce travail en groupe. Quand vous portez des projets, il faut donc un travail de fond, une grande patience et surtout un projet qui puisse répondre de façon transversale à plusieurs préoccupations : éducation populaire, accès à la culture pour le plus grand nombre, l’accueil pour les artistes, le respect des lois. Qu’est ce qui est le plus pertinent pour une mairie ? Organiser une exposition de peinture et/ou sculpture, un concours de peinture, une fresque ? Pour quel public, à quel moment est-ce le plus pertinent ? Quel type d’artiste ? Finalement, et heureusement, une simple envie ne suffit pas. Il faut pouvoir répondre à toutes ces questions, et plus encore, donner un sens à la démarche qu’est la gestion d’une collectivité.
Pour le patrimoine, il y a le patrimoine bâti, assez bien identifié dans l’ensemble et le patrimoine immatériel comme la danse, les contes, les jeux pratiqués sur une commune. J’aimerais faire connaître cette partie de notre patrimoine, moins connu mais aussi important et surtout vécu ensemble. C’est l’idée d’avoir des activités entre amis voisins ou avoir l’immense bonheur de partager une expérience humaine riche avec des personnes qui découvrent notre patrimoine… patrimoine partagé !

GS : Une dernière question :
Lorsque vous peignez, travaillez-vous dans le silence et pourquoi…
ou en écoutant de la musique ?… dans ce cas, laquelle, quel style, alors, privilégiez vous et pourquoi ?
Parallèlement à cette interrogation, nos pages en ligne étant sonorisées, je vous ai demandé de bien vouloir choisir, en harmonie avec votre travail, l’extrait musical celtique ou breton (notre ligne éditoriale, l’exige) que nous diffusons dès l’ouverture de celle qui vous est consacrée.
Pourquoi ce choix ?

YQ : Cela dépend de l’intensité du moment créatif. Souvent le silence aide à la création. Parfois la musique oriente dans le bon sens la création, en donnant de l’énergie. Mais je suis aussi, souvent, dans une phase d’exécution. J’écoute alors des émissions parlées, car la peinture est, dans mon cas, un acte solitaire. De longues journées dans le silence ne me conviennent pas.
Pour ce qui concerne l’extrait musical illustrant l’ouverture de cette page, j’ai choisi « Pakit holl Sidi Bel Abbès » tiré de El-TaQa, l’album de STARTIJENN, avec le chanteur Sofiane Saidi. Cet album représente, parfaitement, la force que l’on peut obtenir en mélangeant notre héritage et la modernité, le tout métissé par l’apport d’une autre culture.

GS : Merci, Yann QUEMENEUR, d’avoir bien voulu répondre à nos questions, en espérant que celles-ci permettront à nos visiteurs de vous « approcher », pour certains, pour la première fois, ou pour beaucoup, de faire plus ample connaissance avec vous et vos gestes artistiques.
Nous incitions tous les lecteurs de cette page qui vous est, entièrement, consacrée à se rendre sur votre site Internet officiel : www.yann-quemeneur.com afin d’y découvrir un bien plus large éventail de votre tonifiant travail, les stages et cours que vous dirigez et votre autre activité de sculpteur.
Nous préconisons, vivement, à tous ceux qui sont touchés, comme nous le sommes, par votre expression artistique de se rendre aux expositions mentionnées sur votre page en ligne : "ACTUALITES" , pour, notamment, y découvrir, in situ, vos nouvelles créations.
Nous mentionnons, aussi, l’exposition permanente, accessible en dehors des dates d'expositions, à votre atelier qui est ouverte, sur rendez-vous, au 22 rue des Cévennes à 44400 Rezé.
« L’art est un cadeau qui rend les jours plus beaux », écrivez-vous ?
Le votre, en tous cas, participe, avec sa symphonie de couleurs et ses chorégraphies de mouvements, à cet embellie…
Trugarez vras !
A galon,


Première journée
Toile et photo © Yann QUEMENEUR
Contemplation
Toile et photo © Yann QUEMENEUR

Une journée sur l'eau
Toile et photo © Yann QUEMENEUR
Tout est possible
Toile et photo © Yann QUEMENEUR


Pour découvrir un vaste panorama de ses oeuvres, visitez le site officiel de Yann QUEMENEUR :
www.yann-quemeneur.com

© Culture et Celtie

Illustration sonore de la page, choisie par Yann QUEMENEUR :
STARTIJENN, avec le chanteur Sofiane SAIDI : « Pakit holl Sidi Bel Abbès », tiré de l’album « El-TaQa Live ».
Produit par PAKER Prod : www.pakerprod.bzh - Distribué par COOP BREIZH www.coop-breizh.fr - Réf : 4015794
Site officiel de STARTIJENN : www.startijenn.bzh - Site officiel de Sofiane SAIDI www.sofianesaidi.com

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