Page sonorisée


Andrea SEKI - "Lost Memory of Humanity".
Le site Internet d'Andrea SEKI

Après les jours gris et froids de l’hiver, chacun de nous est toujours heureux d’accueillir les perspectives d’un plus lumineux et calorique printemps.

Dans le monde celtique, il n’existait que deux saisons, en Bretagne, appelées, « ar goañv », pour l’hiver et « an hañv », qualifiant l’été.
Pour le printemps, l’expression bretonne « nevez-amzer » est connue dès le Moyen-âge et la tradition est de faire débuter ce printemps… le jour de l’équinoxe de mars !

Pourquoi ce préambule saisonnier, l’évocation de cette prime saison et celle de ce déterminant équinoxe de mars ?
Parce que, bien que le printemps ne commençant pas, chaque année, à date fixe, mais entre le 19 et le 21 mars, il débute officiellement, pour 2025, le 20 mars, étant étroitement lié à l’un des deux jours de l’année où, selon l’inclinaison terrestre, le soleil est parfaitement aligné avec l’équateur et où le jour dure aussi longtemps que la nuit, nous attendions avec une certaine fébrilité cette précise période de mars, puisqu’un artiste d’inspiration néo-celtique et bardique nous avait promis,


comme notifié sur son site officiel, la parution de son nouvel opus, le jour de… l’équinoxe, précisément, calqué sur son repère collectif traditionnellement retenu… à savoir, le 21 mars !

Vous avez déjà, à deux reprises, sur nos pages en ligne, approché par nos chroniques, ce brillant harpiste celtique, auteur-compositeur, issu du nouveau courant harpistique bardique et contemporain, digne héritier de l'ancienne tradition, évoluant sur le sentier de grands noms comme MYRDHIN, ou, pour bien des aspects traditionnels enracinés et fondateurs, d’Alan STIVELL.
En effet, nous vous avions fait découvrir deux de ses albums, « Son Atlantel » (Notre chronique) et « Bardik Springs » (Notre chronique).
Vous serez, tout aussi nombreux que les enthousiastes visiteurs, lecteurs, auditeurs de l’époque, à reconnaître à ces deux titres d’albums, ce toscan, depuis presque 30 ans, devenu finistérien des Monts d’Arrée… le très créatif harpiste aux inspirations et aspirations naturalistes et humanistes… l’excellent Andrea SEKI !

Autant apprécié en Italie, en Bretagne, dans l’hexagonequ’en Irlande ou dans toute l'Europe, en Inde, au Cachemire et au Bangladesh, ce remarquable et remarqué artiste, pratique la harpe celtique depuis plus de vingt ans, instrument qu'il a découvert lors de son premier voyage en Bretagne et qu'il a adopté définitivement, après une rencontre avec Alan STIVELL.
Plus tard, Andrea étudiera les techniques anciennes de la harpe gaélique avec la cévenole, Violaine MAYOR, qui, elle, aussi, depuis 1988, a choisi pour y vivre, la Bretagne, où elle a fondé l'association Hent Telenn Breizh (Route de la harpe bretonne).

« J’ai une vie dédiée à la Bretagne », déclare, à la presse régionale, ce fort talentueux harpiste italien qui, notamment, mais largement, puise son inspiration à Sizun, où il réside et dont vous entendrez certaines résurgences rythmiques et mélodiques dans ce nouvel opus que nous vous présentons au travers de cette présente chronique.

Voici, donc, ce nouvel enregistrement, intitulé « Lost Memory ofHumanity » (Mémoire perdue de l’humanité) qui, selon les propos de l’artiste, définit « une œuvre emblématique de cette époque de « Révélation », source d'inspiration pour une nouvelle humanité émergeant des cendres d'un monde ancien qui touche à sa fin ».

8 titres composent le programme de cet album-concept, soit plus de 58 minutes, de total enchantement, de sérénité, d’esthétisme, d’onirisme contrôlé, laissant à chaque pièce qui apparait souvent, avec ses césures et variations mélodiques, rythmiques, vocales, comme une suite, distillant le temps nécessaire pour ravir votre oreille, votre cœur, votre âme.
La plus courte plage dépasse les 5 minutes et la plus longue, s’étire sur plus de 10 minutes. L’ensemble des exposés instrumentaux et vocaux constituent une homogène nappe sonore et musicale aux spires néo celtiques, dont chaque élément constitutif se nourrit l’un de l’autre.

Plus de deux ans d’une élaboration soignée, précise, stratifiée pour les enregistrements et la production de ce nouveau disque ont été nécessaires afin de réaliser les lumineux tableaux d’une œuvre variée mais homogène, une fresque peaufinée entre Bretagne et Tuscia, en Italie.
« J'ai, également, uni et créé un lien et un trait d'union de l'esprit et de la musique entre ces deux anciennes régions d'Europe qui appartiennent à mon parcours musical, artistique et humain depuis des années.
Des régions qui ont de nombreux points communs, tant du point de vue historique que culturel, et pas seulement, liés à la mémoire des peuples (comme les Celtes, les Étrusques, les anciens peuples de la mer Tyrrhénienne Shardana et les anciennes tribus Dan, indo-européennes et atlantiques...) cultures qui ont participé à l'héritage ancestral de ces terres qui ont laissé des mémoires vivants précieux et vitaux de la culture ancienne et ancestrale européenne.
», précise Andrea SEKI.

Pour, sous l’enseigne du projet « AR », entièrement donner corps à cette œuvre en totale liberté artistique et technique, avec la collaboration de divers amis musiciens, chanteurs, narrateurs et techniciens, Andrea SEKI s’est appuyé sur la philosophie et le savoir faire du label « Atlanteans Resonances Records » (Voir site) , dont, depuis 2021, Andrea est le directeur artistique.

Si, principalement, tour à tour, caressant ou rudoyant quelque peu, son électroacoustique harpe néo-celtique unique, élaborée par le luthier quimpérois, Marin LHOPITEAU, Andrea SEKI apparaît, très nettement et pour notre plus grand plaisir, en lead, en présence d’un tel, profond, riche, novateur projet, il ne faut, surtout pas passer sous silence, l’apport vocal et instrumental des artistes qui, autour de l’auteur-composteur, valorisent de leur écrin, l’éclat du bijou final.

Amis fins visiteurs, auditeurs, mélomanes, au-delà d’une simple énumération de noms, dont certains vous seront familiers, la présentation qui suit vous permettra, d’imaginer le somptueux univers instrumental, vocal, sonore, polyphonique, quasiment orchestral, qui, tout au long du programme, va vous ravir, ceci au plus strict sens du terme.



Andréa SEKI - © Photo X extraite de la vidéo teaser "Lost memory of Humanity".

Voici, donc, cette ample et talentueuse distribution :
- Andrea Seki : Harpe néo-celtique, chant et chœurs, boucles de harpe, dulcimer, effets sonores FX, sound design sur l’ensemble des morceaux.
Concept original, direction artistique, production, musiques originales, toutes composées à la harpe et textes.
- Dan SECHI : Batterie enregistrée au Fear No One Studio Recording d'Emiliano Natali. (piste 6).
- Tataï DOS AIMORES : Percussions (piste 3).
- Faith Federica SCIAMANNA : Chant et chœurs (pistes 2, 3, 4, 6 et 8).
- Lily HARVEST : Chant et chœurs (pistes 1, 2, 4, 6, 7 et 8).
- David HOPKINS, multi percussionniste, souvent rencontré sur nos pages et irlandais du nord, installé, depuis 1992, lui aussi, en Bretagne : Bodhran, percussions indiennes du Nord et du Sud, percussions chamaniques (pistes 1, 2, 4, 5, 7 et 8).
- Eleneh FLOWERING LIGHT : Chant et batterie chamaniques (piste 4).


- Emanuel RASHAN : Chant expérimental, coquillages, battements de cœur (piste 8).
- Emiliano NATALI : basse (piste 6).
- Massimiliano GALLO : violon alto (piste 3).

Invités, aux voix narratives :
- Riccardo PACCOSI, italien (piste 7).
- Ulysse BORGIA, anglais (piste 7).
- Kristen NIKOLAS, breton (piste 8).

Il faut, absolument, souligner l’excellence d’un travail vocal, tour à tour, enjôleur, éthéré, narratif, onirique, expérimental, qui, comme celui des fées de la mythologie celtique, vient sublimer le chant de la harpe, en suscitant une ouverture d'esprit quasi spirituelle, l’une des essentielles clés de voute de l’édifice SEKI.

L’album « Lost Memory of Humanity » s’ouvre sur « Song of the waves » (Le Chant des vagues), avec une ambiance sonore de flux et de reflux marin qui n’est pas sans nous rappeler les prémices du légendaire et référant disque de harpe celtique le plus venu au monde, Prix de l’Académie Charles Cros, nommé aux Grammy Awards, aux États-Unis, « Renaissance de la harpe celtique » (1971), chef d’œuvre instrumental d’Alan STIVELL. Est-ce une coïncidence, un hommage ?

En tous cas, dès les toutes premières notes, Andrea SEKI nous embarque irrésistiblement dans son spirituel voyage. La harpe est convaincante, aussi cristalline que têtue, les percussions de David HOPKINS accentuent le ressac, la voix féminine de Lilly HARVEST vogue sur les chœurs et les effets. C’est grandiose, cinématographique... et sur très grand écran !

Surtout pour un tel album-concept où toutes les superbes pièces sont globalement liées à un thème central, une même philosophie racinaire et, nous l’avons écrit, plus haut, s’enrichissent les unes des autres, nous ne rentrerons pas dans la bévue rédactionnelle qui annihilerait, quelque peu, de nos mots trop nombreux et inutiles, ce brillant, homogène exposé et message musical et vocal, qu’est « Lost Memory of Humanity ».
Nous nous garderons bien d’approcher, textuellement, toutes les pistes du programme.

Néanmoins, nous ne passerons pas sous silence, les thèmes, tour à tour, ballades et dansants, issus des racines bretonnes qu’Andrea nous propose en piste 4, sous le titre « Goddess Island » (L'île de la Déesse) et, au cours de la piste suivante, avec « Atlanteans Resonances Part Two » (Résonances atlantes, deuxième partie).
Quelles gracieuses, dansantes, toujours mélodiques pages, parcourues sous forme de suites, où, pour « Goddess Island », les voix de Faith Federica SCIAMANNA, Lily HARVEST et Eleneh FLOWERING LIGHT s’entrelacent en spires celtiques sur les discrètes ponctuations rythmiques de David HOPKINS, alors qu’Andrea fait, avec vélocité, danser ses cordes, pour mieux frapper du pied et entrer dans le rond d’un « Atlanteans Resonances Part Two » délivrant des parfums de fest-noz !
Ces deux pièces représentent pas moins de 16 minutes et traduisent le viscéral attachement qu’à Andrea pour cette Bretagne choisie et de tradition. « Tradition qui est inscrite au plus profond des mes influences musicales, depuis des années », précise, dans le livret joint, le harpiste.
« Je suis allé en Bretagne pour rencontrer la musique bretonne », confie, par ailleurs, à la presse quotidienne régionale, Andrea SEKI.

Tout le programme est passionnant, inspirant, lumineux, et, particulièrement bien mixé par le musicien et producteur de musique, notamment ex-batteur de Brigitte FONTAINE, Jacques HIGELIN, Georges MOUSTAKI, Alain BASHUNG et INDOCHINE… Yann CORTELLA !
Il nous permet d’écouter à bon volume, une musique enveloppante et très richement stratifiée et d’en saisir parfaitement, toutes les composantes vocales et instrumentales, de la harpe au dulcimer, de la batterie aux légères frappes de coquillages, des percussions chamaniques aux effets FX, l’ensemble distribué dans une mise en scène stéréophonique de tout premier confort d’écoute.
C’est du cinémascope sonore !

Amis fidèles et exigeants visiteurs du site Culture et celtie, l’e-MAGazine, nous savons que le lectorat de qualité que vous constituez plébiscite, à juste titre, la saveur d’une belle présentation graphique et textuelle inhérentes aux parutions musicales physiques, se situant à l’antipode de l’insipidité de forme et de fond des fichiers numériques ou de la diffusion en streaming.
Ne chroniquant, délibérément, sur nos pages en ligne, que la production éditée en Compacts Discs, voire sur disques vinyles, nous vous donnons bien raison et, en la circonstance, sommes, particulièrement, heureux qu’Andrea SEKI, tout en publiant son œuvre « Lost Memory of Humanity » sur les plateformes numériques de diffusion musicale dédiées, nouveaux comportements obligent, ait, néanmoins, proposé, avec son élégance artistique et humaine que nous lui connaissons, son joyau dans l’un de ces deux écrins classiques.

Pour une telle œuvre, souvent proche d’un opéra néo-celtique progressif, quelle belle et noble idée de préluder, en quelque sorte, la beauté de cet album-concept, ô combien abouti, par la réalisation d’un très bel objet, dont la partition graphique et photographique a été, respectivement, confiée à BRUCERO et Mathieu FRAPPANI.
Comme, en ouverture de notre page, vous pouvez le constater, la jaquette du CD est, en effet, particulièrement réussie, esthétique, évocatrice tant par la palette de ses teintes que par sa réalisation graphique.
Ce « sens du beau » se prolonge, en interne, avec d’attrayantes photographies, un livret qui nous propose, en double page centrale, une mosaïque colorée des photos des participants, et, au-delà de la distribution musicale et technique, de la présentation d’« AR-Project », des remerciements et de l’intégralité du texte bilingue, anglais/français, de « Towards the stars of Lyra » (Vers les étoiles de la Lyre), vous lirez un excellent et substantiel texte signé de l’artiste qui, fort littérairement et viscéralement, décrit l’essence profonde de son projet.

Vous qui, dans toute la longueur d’un album, écoutez, dégustez, savourez la bonne musique, sans la consommer, souvent fragmentairement, NOUS VOUS CONSEILLLONS, PLUS QUE TRES VIVEMENT, ce superbe opus.
Alors, n’hésitez pas à vous offrir ou à offrir « Lost Memory of Humanity », sous la forme de ce bel objet en le commandant à cette adresse mail officielle du label Atlanteans Resonances : atlanteansresonances@gmail.com (<< Cliquez sur ce lien - Pour ceux dont la messagerie est correctement associée à leur navigateur », nous avons pré-formaté l’e-mail).

Vous qui appréciez, vue par un italo-breton (ou, peut-être, par choix, presque le contraire), la créativité d’une Bretagne enracinée mais actuelle et une interceltie ouverte qui, au travers de communs aspects culturels, peut, également, transiter par la Tuscia, « Lost Memory of Humanity », d’Andrea SEKI doit, impérativement, rejoindre votre discothèque et, avant-tout, pour moult écoutes, votre platine.

Pouvant, parfaitement, « chapeauter » l’ensemble de l’œuvre, nous laisserons aux mots, extraits du chant écrit par Andrea SEKI, « Towards the stars of Lyra », le soin de conclure nos modestes mais convaincus propos :


Memory from the night of time,
Like another place,
Another time,
Walking hand in hand with you.

Memories across the ages.
The bards sang this strory
THE lost memory of humanity
That Iwant to sing to you !

Open up your mind, you spirit
To soudn high ans awareness

[…/…]

Mémoire de la nuit des temps,
Comme un autre lien,
Un autre temps,
En marchant, main dans la main, avec toi.

Mémoires à travers les âges.
Les bardes ont chanté cette histoire
La mémoire perdue de l’humanité
Que je veux te chanter !

Ouvres ton mental, ton esprit
Au son, à la lumière et à la conscience

[…/…]


Benvenuto, degemer mat, welcome, Monsieur SEKI ! Et… mersi bras, Andrea !... Votre musique est superbe et nos visiteurs qui vont acquérir « Lost Memory ofHumanity » ne vont pas se tromper !

Gérard SIMON


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Nous vous proposons d'écouter un medley de 3 extraits de
l' album : "Lullaby for the end of Times", "Atlanteans Resonances Part Two", "Forwards the Stars of Lyra" (08:54).
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Les titres du CD "Lost memory of Humanity".

01 - Song of the Waves - 06:41.
02 - Atlanteans Resonances Part One - 05:53.
03 - Lullaby for the end of Times - 06:05.
04 - Goddess 's Island - 10:17.
05 - Atlanteans Resonances Part Two - 05:49.
06 - The Harp of the Lost Forest - 08:47.
07 - Lost memory of Humanity - 06:02.
08 - Forwards the Stars of Lyra - 08:52.

Total : 58:26.


CD "Lost memory of Humanity" - Andrea SEKI.
Parution : 21 mars 2025.
Production et distirbution : Label Atlanteans Resonances.


© Culture et Celtie

Illustration sonore de la page : Andrea SEKI - "Song of the Waves" - Extrait de 01:05.
Le site Internet d'Andrea SEKI

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