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Andrea SEKI - "Lost Memory of Humanity". |
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Après les jours gris et froids de l’hiver, chacun de nous est toujours heureux d’accueillir les perspectives d’un plus lumineux et calorique printemps. Dans le monde celtique, il n’existait que deux saisons, en Bretagne, appelées, « ar goañv », pour l’hiver et « an hañv », qualifiant l’été. Pourquoi ce préambule saisonnier, l’évocation de cette prime saison et celle de ce déterminant équinoxe de mars ? |
comme notifié sur son site officiel, la parution de son nouvel opus, le jour de… l’équinoxe, précisément, calqué sur son repère collectif traditionnellement retenu… à savoir, le 21 mars ! Vous avez déjà, à deux reprises, sur nos pages en ligne, approché par nos chroniques, ce brillant harpiste celtique, auteur-compositeur, issu du nouveau courant harpistique bardique et contemporain, digne héritier de l'ancienne tradition, évoluant sur le sentier de grands noms comme MYRDHIN, ou, pour bien des aspects traditionnels enracinés et fondateurs, d’Alan STIVELL. Autant apprécié en Italie, en Bretagne, dans l’hexagonequ’en Irlande ou dans toute l'Europe, en Inde, au Cachemire et au Bangladesh, ce remarquable et remarqué artiste, pratique la harpe celtique depuis plus de vingt ans, instrument qu'il a découvert lors de son premier voyage en Bretagne et qu'il a adopté définitivement, après une rencontre avec Alan STIVELL. « J’ai une vie dédiée à la Bretagne », déclare, à la presse régionale, ce fort talentueux harpiste italien qui, notamment, mais largement, puise son inspiration à Sizun, où il réside et dont vous entendrez certaines résurgences rythmiques et mélodiques dans ce nouvel opus que nous vous présentons au travers de cette présente chronique. Voici, donc, ce nouvel enregistrement, intitulé « Lost Memory ofHumanity » (Mémoire perdue de l’humanité) qui, selon les propos de l’artiste, définit « une œuvre emblématique de cette époque de « Révélation », source d'inspiration pour une nouvelle humanité émergeant des cendres d'un monde ancien qui touche à sa fin ». 8 titres composent le programme de cet album-concept, soit plus de 58 minutes, de total enchantement, de sérénité, d’esthétisme, d’onirisme contrôlé, laissant à chaque pièce qui apparait souvent, avec ses césures et variations mélodiques, rythmiques, vocales, comme une suite, distillant le temps nécessaire pour ravir votre oreille, votre cœur, votre âme. Plus de deux ans d’une élaboration soignée, précise, stratifiée pour les enregistrements et la production de ce nouveau disque ont été nécessaires afin de réaliser les lumineux tableaux d’une œuvre variée mais homogène, une fresque peaufinée entre Bretagne et Tuscia, en Italie. Pour, sous l’enseigne du projet « AR », entièrement donner corps à cette œuvre en totale liberté artistique et technique, avec la collaboration de divers amis musiciens, chanteurs, narrateurs et techniciens, Andrea SEKI s’est appuyé sur la philosophie et le savoir faire du label « Atlanteans Resonances Records » (Voir site) , dont, depuis 2021, Andrea est le directeur artistique. Si, principalement, tour à tour, caressant ou rudoyant quelque peu, son électroacoustique harpe néo-celtique unique, élaborée par le luthier quimpérois, Marin LHOPITEAU, Andrea SEKI apparaît, très nettement et pour notre plus grand plaisir, en lead, en présence d’un tel, profond, riche, novateur projet, il ne faut, surtout pas passer sous silence, l’apport vocal et instrumental des artistes qui, autour de l’auteur-composteur, valorisent de leur écrin, l’éclat du bijou final. Amis fins visiteurs, auditeurs, mélomanes, au-delà d’une simple énumération de noms, dont certains vous seront familiers, la présentation qui suit vous permettra, d’imaginer le somptueux univers instrumental, vocal, sonore, polyphonique, quasiment orchestral, qui, tout au long du programme, va vous ravir, ceci au plus strict sens du terme. |
![]() Andréa SEKI - © Photo X extraite de la vidéo teaser "Lost memory of Humanity". |
Voici, donc, cette ample et talentueuse distribution : |
- Emanuel RASHAN : Chant expérimental, coquillages, battements de cœur (piste 8). Invités, aux voix narratives : Il faut, absolument, souligner l’excellence d’un travail vocal, tour à tour, enjôleur, éthéré, narratif, onirique, expérimental, qui, comme celui des fées de la mythologie celtique, vient sublimer le chant de la harpe, en suscitant une ouverture d'esprit quasi spirituelle, l’une des essentielles clés de voute de l’édifice SEKI. L’album « Lost Memory of Humanity » s’ouvre sur « Song of the waves » (Le Chant des vagues), avec une ambiance sonore de flux et de reflux marin qui n’est pas sans nous rappeler les prémices du légendaire et référant disque de harpe celtique le plus venu au monde, Prix de l’Académie Charles Cros, nommé aux Grammy Awards, aux États-Unis, « Renaissance de la harpe celtique » (1971), chef d’œuvre instrumental d’Alan STIVELL. Est-ce une coïncidence, un hommage ? En tous cas, dès les toutes premières notes, Andrea SEKI nous embarque irrésistiblement dans son spirituel voyage. La harpe est convaincante, aussi cristalline que têtue, les percussions de David HOPKINS accentuent le ressac, la voix féminine de Lilly HARVEST vogue sur les chœurs et les effets. C’est grandiose, cinématographique... et sur très grand écran ! Surtout pour un tel album-concept où toutes les superbes pièces sont globalement liées à un thème central, une même philosophie racinaire et, nous l’avons écrit, plus haut, s’enrichissent les unes des autres, nous ne rentrerons pas dans la bévue rédactionnelle qui annihilerait, quelque peu, de nos mots trop nombreux et inutiles, ce brillant, homogène exposé et message musical et vocal, qu’est « Lost Memory of Humanity ». Néanmoins, nous ne passerons pas sous silence, les thèmes, tour à tour, ballades et dansants, issus des racines bretonnes qu’Andrea nous propose en piste 4, sous le titre « Goddess Island » (L'île de la Déesse) et, au cours de la piste suivante, avec « Atlanteans Resonances Part Two » (Résonances atlantes, deuxième partie). Tout le programme est passionnant, inspirant, lumineux, et, particulièrement bien mixé par le musicien et producteur de musique, notamment ex-batteur de Brigitte FONTAINE, Jacques HIGELIN, Georges MOUSTAKI, Alain BASHUNG et INDOCHINE… Yann CORTELLA ! Amis fidèles et exigeants visiteurs du site Culture et celtie, l’e-MAGazine, nous savons que le lectorat de qualité que vous constituez plébiscite, à juste titre, la saveur d’une belle présentation graphique et textuelle inhérentes aux parutions musicales physiques, se situant à l’antipode de l’insipidité de forme et de fond des fichiers numériques ou de la diffusion en streaming. Pour une telle œuvre, souvent proche d’un opéra néo-celtique progressif, quelle belle et noble idée de préluder, en quelque sorte, la beauté de cet album-concept, ô combien abouti, par la réalisation d’un très bel objet, dont la partition graphique et photographique a été, respectivement, confiée à BRUCERO et Mathieu FRAPPANI. Vous qui, dans toute la longueur d’un album, écoutez, dégustez, savourez la bonne musique, sans la consommer, souvent fragmentairement, NOUS VOUS CONSEILLLONS, PLUS QUE TRES VIVEMENT, ce superbe opus. Vous qui appréciez, vue par un italo-breton (ou, peut-être, par choix, presque le contraire), la créativité d’une Bretagne enracinée mais actuelle et une interceltie ouverte qui, au travers de communs aspects culturels, peut, également, transiter par la Tuscia, « Lost Memory of Humanity », d’Andrea SEKI doit, impérativement, rejoindre votre discothèque et, avant-tout, pour moult écoutes, votre platine. Pouvant, parfaitement, « chapeauter » l’ensemble de l’œuvre, nous laisserons aux mots, extraits du chant écrit par Andrea SEKI, « Towards the stars of Lyra », le soin de conclure nos modestes mais convaincus propos : |
Memory from the night of time, Memories across the ages. Open up your mind, you spirit |
Mémoire de la nuit des temps, Mémoires à travers les âges. Ouvres ton mental, ton esprit |
Benvenuto, degemer mat, welcome, Monsieur SEKI ! Et… mersi bras, Andrea !... Votre musique est superbe et nos visiteurs qui vont acquérir « Lost Memory ofHumanity » ne vont pas se tromper ! Gérard SIMON |
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Nous vous proposons d'écouter un medley de 3 extraits de l' album : "Lullaby for the end of Times", "Atlanteans Resonances Part Two", "Forwards the Stars of Lyra" (08:54). |
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Les titres du CD "Lost memory of Humanity".
01 - Song of the Waves - 06:41. Total : 58:26. |
CD "Lost memory of Humanity" - Andrea SEKI. |
© Culture et Celtie |
Illustration sonore de la page : Andrea SEKI - "Song of the Waves" - Extrait de 01:05. Le site Internet d'Andrea SEKI |